En résumé :
Peut-on faire travailler ses salariés le 1er mai 2026 ?
Oui : la réforme a finalement été validé en cette fin de semaine, après un premier refus le 13 avril. Le 1er mai reste chômé et payé pour tous les salariés.
- Le cadre légal actuel (Art. L3133-4 du Code du travail) s’applique sans modification
- Une dérogation est autorisée pour les boulangeries et les fleuristes, sous condition
- Aucune dérogation n’est donnée pour les cinémas, les grandes surfaces et les supermarchés
- Le sujet est renvoyé à 2027 après concertation avec les partenaires sociaux
1er mai 2026 : le statut de la Fête du Travail reste inchangé, sauf exceptions
💡Astuce :
Pensez à informer vos salariés de la situation actuelle : le 1er mai 2026 est chômé et payé, sauf dérogations accordées. Une communication claire en amont évite les malentendus et préserve votre climat social.
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France (Art. L3133-4 du Code du travail). Une proposition de loi portée par les sénateurs centristes visait pourtant à assouplir cette règle pour certains secteurs d’activité.
Adoptée au Sénat à l’été 2025, elle a fait l’objet d’un rejet tactique à l’Assemblée nationale le 10 avril 2026 : les députés du camp présidentiel ont voté une motion de rejet préalable sur leur propre texte pour contourner l’obstruction de la gauche et l’envoyer directement en commission mixte paritaire (CMP).
Le 13 avril dernier, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait choisi initialement de ne pas réunir la CMP, semblant ainsi clore le débat. Cependant, un changement de cap inattendu est survenu ce vendredi 17 avril.
Accompagné de Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, le chef du gouvernement a officiellement annoncé l’octroi de dérogations exceptionnelles d’ouverture pour deux secteurs spécifiques : Les boulangeries, et les fleuristes.
Le 1er mai 2026 restera toutefois chômé pour les autres activités, et la question est renvoyée à 2027.
🔍 Pourquoi cette réforme avait-elle été proposée ?
Les 3 piliers de la réforme (partiellement applicable)
Le texte prévoyait trois garanties pour encadrer le travail le 1er mai :
- Secteurs autorisés : uniquement les commerces de bouche de proximité et les établissements culturels. La grande distribution restait exclue.
- Double volontariat : travailler le 1er mai ne pouvait être imposé. Un accord écrit spécifique du salarié était indispensable, sans possibilité de sanction en cas de refus.
- Salaire doublé : la compensation financière historique était maintenue — le salarié percevait une indemnité au moins égale au montant de son salaire.
Ces dispositions ne s’appliqueront pas en 2026, sauf pour les boulangeries et les fleuristes. Le cadre actuel reste en vigueur pour les autres activités.
💡Astuce :
Vous êtes boulanger, fleuriste ou gérant de cinéma ? Même si la réforme revient en 2027, anticipez dès maintenant en vérifiant les dérogations déjà applicables à votre secteur.
⚠️ Attention au risque juridique !
Malgré l’abandon (partiel) de la réforme pour cette année, la prudence reste de mise. Le droit en vigueur est clair : seul l’employeur peut travailler dans son commerce le 1er mai, sans recours à ses salariés (sauf dérogations existantes et nouvellement accordées pour les établissements). En cas d’infraction, les risques sont réels :
- Amende pénale : 750 € par salarié présent (multiplié par l’effectif)
- Risque prud’homal : condamnation au versement de dommages et intérêts
- Climat social : risque de tensions internes majeures
🛡️ Sécurisez votre décision d'ouverture
Le sujet reviendra sur la table en 2027. D’ici là, la législation actuelle s’applique pleinement et chaque situation est particulière selon votre secteur d’activité et votre convention collective.
Ne prenez aucun risque juridique : contactez-nous dès maintenant pour valider les modalités d’ouverture de votre entreprise le 1er mai.